Dans les Pyrénées, ces bergers qui ne veulent pas la peau de l’ours

La vallée pyrénéenne d’Aspe s’est déchirée au cours de l’été entre les partisans et les opposants au lâcher de deux ourses slovènes. Sur place, Mireille Bonhomme et Marc Peyrusqué, bergers, militent pour la réintroduction de l’animal dans les montagnes.

  • Etsaut (Pyrénées-Atlantiques), reportage

Le break gris de Mireille Bonhomme grimpe à un rythme soutenu les derniers kilomètres de piste aménagée depuis le village d’Etsaut. La poussière vole sous les roues tandis que la conductrice commente les infimes changements de paysage apparus depuis son dernier passage. Elle entreprend chaque semaine un muletage jusqu’à la cabane Cap de Guerren, où son compagnon, Marc Peyrusqué, passe l’été depuis vingt-trois ans. Ils sont bergers. Il garde les brebis et fabrique les fromages dans les estives. Elle descend les fromages, monte le ravitaillement avec les ânes et assure la vente sur le marché de Pau, ou en direct à leur ferme, à Arbus.

Au stationnement de Bieus, la piste se transforme en sentier escarpé. Mireille Bonhomme gare son véhicule, dont la vitre arrière est ornée d’un autocollant sans équivoque : « Des ourses pour le Béarn. » Le reste du chemin vers la cabane se fera à pied en compagnie de Manu, la muletière.

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